Le Maître et Marguerite

Aout 2017

Format : 1h48 mn

Genre : Prière 


Maitre et Marguerite Charlotte WaligoraRésumé
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Marguerite s’éveille à Paris en 2017. Woland, ayant suivi le chemin de l’émigration russe, l’a gardée près de lui et installée dans un appartement de Billancourt veillé par Béhémoth depuis la fin des années 1930.

Dès son réveil, Marguerite s’acharne à retrouver le Maître dans une ville et dans un monde – néolibéral et cruel – qui la dépassent. Accompagnée par Béhémoth dont l’imbécillité animale est remplacée par la pureté d’un adolescent qui n’a aucune mémoire et aucune conscience du mal, elle découvre une immense pauvreté, une actualité belliqueuse ainsi qu’une cathédrale orthodoxe russe, menaçante, rivalisant avec la Tour Eiffel au Pont de l’Alma.

Le Maître a disparu. Il erre au coeur du Shéol, obsédé par son roman, en tenant des propos décousus. Woland embarrassé par cette désastreuse conséquence, aimant et bienveillant avec Marguerite, n’ose lui révéler la vérité, jusqu’au moment où, au terme d’une errance dans le métro parisien, elle rencontre Jésus de Nazareth, également présent dans la capitale Française. Le Christ lui demande si le Maître lui a donné, ne serait-ce qu’une seule fois, une preuve de son amour.

Marguerite annonce la présence de Jésus à Woland, au cours d’une mulatchag, organisée par Hella, la sorcière rousse, où se retrouvent les grands criminels du 20e siècle. Woland voit ainsi son vœu de rencontre avec Jésus exaucé. Nouvelle anastasis au cours de laquelle il déclare que l’humanité – haïssant ce « diable » autrefois décrit par Victor Hugo dans « La Fin de Satan », et dont le seul crime est de mettre en lumière l’obscurité des hommes – n’a pas besoin de lui pour commettre le mal.

Marguerite émue par Woland qui a respecté sa parole vis à vis d’elle, en finit d’une interminable condition diabolique et brise l’écrin de roche renfermant le coeur autrefois battant de Lucifer. Elle réalise que le mal est une invention et que c’est l’humanité elle-même qui « fait vivre le péché » (Evangile de Marie, page 7). Jésus, devant qui la scène se déroule, fait la grâce à Marguerite d’une ultime rencontre avec le Maître.

Marguerite, libérée, s’avance vers la mer et aperçoit une étrange croix formant un Golgotha naturel. Woland pressentant qu’il devront, l’un et l’autre, payer le prix de leur liberté, la rejoint au moment où elle s’effondre, épuisée d’avoir servi et d’avoir incarné l’atroce condition d’une femme non pas sacrificielle mais sacrifiée.

 

Distribution

Woland : Michel Baibabaeff

Behemot : Vadim Essaïan

Jésus : Hatem Taïeb

Le Maître : Giovanni Marino Luna

Marguerite : Charlotte Waligòra